Outil · Fiscalité & structuration
Avec ou sans holding ?
Un montage holding séduit beaucoup de dirigeants pour ses promesses d'optimisation fiscale, mais coûte aussi de l'argent à structurer et à maintenir. Ce simulateur compare trois scénarios sur la durée et identifie le seuil de bénéfice à partir duquel la holding fait gagner plus qu'elle ne coûte.
Votre situation
Avec ou sans holding ?
Saisissez le bénéfice annuel de votre société pour comparer trois scénarios : distribution directe au dirigeant, holding avec redistribution, holding avec capitalisation.
Avant toute décision : faites valider le résultat
Ce calcul est donné à titre strictement indicatif. Il repose sur des hypothèses simplifiées et n'intègre pas l'ensemble des paramètres spécifiques à votre situation (statut, régime fiscal, historique, projets, conventions collectives, options locales). Il ne se substitue en rien au contrôle par un expert-comptable ou un avocat fiscaliste, seuls habilités à établir une analyse personnalisée engageante.
VN Conseil est un cabinet de conseil financier et administratif -nous ne sommes pas un cabinet d'expertise comptable. Nous travaillons en complémentarité avec votre expert-comptable et votre conseil juridique, en apportant l'angle gestion, organisation et pilotage.
Comprendre l'intérêt fiscal d'une holding
Le régime mère-fille - l'avantage de base
Quand votre société opérationnelle distribue des dividendes à une holding qui la détient à 5 % au moins, le régime mère-filleexonère 95 % de ces dividendes d'impôt sur les sociétés au niveau de la holding. Seuls 5 % - la « quote-part de frais et charges » - restent imposés à l'IS. Sur des dividendes remontés de 100 000 €, ça représente 5 000 € de base imposable, soit ~750 € à 1 250 € d'IS selon le taux applicable.
Les coûts qu'on oublie de chiffrer
La création coûte typiquement 1 500 à 3 000 € entre l'avocat et le greffe. Le fonctionnement annuel coûte ensuite 2 500 à 3 500 € : comptabilité dédiée, comptes annuels, AG, formalités. Plus la cotisation foncière des entreprises (CFE), même si la holding n'a pas d'activité propre. Tant que la holding sert uniquement de réceptacle à dividendes redistribués instantanément, c'est rarement rentable en dessous d'un certain seuil de bénéfice.
Là où la holding prend tout son sens
L'intérêt structurel n'est pas le PFU différé, c'est la capitalisationdans la holding. Quand vous laissez les dividendes remontés en holding pour réinvestir - racheter une autre cible, acquérir un local d'exploitation, prendre une participation -, vous évitez le PFU de 30 % qui s'appliquerait si l'argent passait par votre poche. C'est mécaniquement +43 % de capital disponible pour réinvestir, à coût de structure constant.
Le second levier, c'est la préparation à la cession. Via le mécanisme d'apport-cession (article 150-0 B ter), la plus-value latente sur vos titres est mise en report d'imposition au moment où vous apportez vos parts à votre holding. La holding cède ensuite à l'acquéreur. Si elle réinvestit 60 % du produit dans une activité économique dans les deux ans, vous différez l'impôt indéfiniment. Pour les dirigeants qui veulent réinvestir après cession, c'est l'outil de référence.
Le piège de la coquille vide
Une holding qui n'exerce aucune activité réelle et qui se contente d'encaisser des dividendes pour les redistribuer immédiatement est ce qu'on appelle une coquille vide. Elle reste légale mais elle perd la plupart de ses avantages fiscaux : l'administration peut requalifier les apports-cession en abus de droit, le régime mère-fille perd son intérêt parce que vous payez deux fois les frais de structure, et vous prenez le risque d'une analyse défavorable en cas de contrôle. Une holding doit avoir une raison d'être opérationnelle - animation du groupe, gestion de participations, services intra-groupe - pour justifier son existence.
À chiffrer au cas par cas
Le simulateur ci-dessus donne un cadre, mais la décision dépend de paramètres que seul un échange permet de poser : avez-vous un projet d'acquisition à 18 mois ? Voulez-vous transmettre à vos enfants ? Allez-vous vendre dans 5 ans ? Avez-vous d'autres revenus du capital qui jouent sur l'arbitrage PFU/barème ? C'est exactement le type d'arbitrage que nous menons au pôle Administratif & Financier, en coordination avec votre avocat fiscaliste.
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